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  Actu / Revue de presse

 

« Il existe un lien entre rêves agités et maladie de Parkinson »
Posté le 10/10/2017 à 16:17
Le Point publie un dossier intitulé « Dormez bien », rappelant que « le sommeil est vital pour la santé, la concentration, la mémoire et même la réussite ». Le magazine évoque « les dernières découvertes de la science » et publie notamment un entretien avec le Dr Isabelle Arnulf, directrice de l'unité des pathologies du sommeil à la Pitié-Salpêtrière et chercheuse à l'Institut du cerveau et de la moelle épinière.
La spécialiste « mène une expérience sur les cycles du sommeil » et déclare qu'« il existe un lien entre rêves agités et maladie de Parkinson ».
Le Dr Arnulf explique ce que sont « rêves agités » : « C'est un trouble comportemental pendant le sommeil paradoxal qui conduit à extérioriser violemment les cauchemars - qui constituent les trois quarts des rêves. Coups de pied, coups de poing, cris, insultes, chutes..., ces dormeurs se blessent ou blessent fréquemment leur conjoint ».
« Heureusement, ce trouble ne touche que 0,5 à 1% de la population. Mais, après 60 ans, le chiffre passe à 8%. Nous avons identifié une lésion au niveau du tronc cérébral chez les rêveurs agités. Celle-ci fait sauter le verrou qui inhibe nos mouvements dans le sommeil paradoxal. Ce trouble peut être soigné facilement. Malheureusement, nos travaux ont montré que la moitié des personnes affectées développaient une maladie de Parkinson dans les 7 ans », indique la neurologue.

Parkinson : « Des progrès jamais vus depuis 25 ans »
Posté le 12/04/2017 à 06:38
En cette Journée mondiale de la maladie de Parkinson, Le Parisien publie un entretien avec le Pr Jean-Philippe Azulay, chef du pôle neurosciences cliniques de l'hôpital de la Timone (Marseille), qui évoque les « nouvelles pistes inédites dans la lutte contre cette pathologie qui touche près de 200.000 personnes en France ».
Le spécialiste rappelle notamment que l'hérédité « ne concerne que 15 à 20% des cas. Parkinson peut alors apparaître à 20-25 ans. Mais l'âge moyen est de 60 ans avec une légère prédominance chez les hommes ». 
« Aujourd'hui, on sait que l'environnement joue un rôle, notamment les pesticides. Au niveau des mécanismes, on a déterminé qu'une protéine anormale serait à l'origine de la dégénérescence des neurones : l'alpha-synucléine qui est la base de certaines des nouvelles approches thérapeutiques actuelles », explique le Pr Azulay.
Il ajoute qu'« on ne peut pas guérir mais on peut réduire les symptômes », et à la question « Sait-on ralentir sa progression ? », il répond : « Ce n'est pas encore le cas mais il y a eu des avancées récentes jamais vues depuis 25 ans ».
Le praticien relève ainsi : « On sait que l'alphasynucléine est à l'origine de la dégénérescence des neurones. Aujourd'hui, une start-up américaine propose un traitement pour lutter contre sa progression dans le cerveau. Il permettrait de protéger les cellules saines, grâce à plusieurs techniques qui s'apparentent à une vaccination, et stopper la maladie ».
Le Pr Azulay précise qu'« un essai clinique doit débuter entre juin et septembre dans 6 à 8 centres en France, dont le nôtre. Une cinquantaine de malades, à un stade précoce, vont y participer. Les résultats seront connus d'ici à 2 ans ».
Le spécialiste indique enfin qu'« une autre piste très intéressante est à l'étude. On s'est rendu compte qu'un taux trop élevé de fer dans le cerveau peut être à l'origine d'une dégénérescence des neurones. Un protocole européen pour tester un médicament et faire baisser le taux de fer est mené par le centre de Lille. On aura les résultats l'année prochaine probablement ».
Le Figaro publie aussi sur son site plusieurs articles sur la maladie de Parkinson, et relève notamment que « la recherche promet de nouveaux traitements ».
Le journal explique ainsi qu'« en combinant les informations sur les profils médicaux, les données génétiques et les facteurs de risque, les médecins espèrent pouvoir d'ici à 10 ans dire quels patients sont plus à risque de développer tel ou tel effet secondaire ».
Le Pr Olivier Rascol, neuropharmacologue (CHU Toulouse), indique que « c'est l'un des objectifs de la base de patients du réseau NS-Park des 24 centres experts de la maladie, qui compte déjà 18.000 patients : en combinant les informations sur les profils médicaux, les données génétiques, les facteurs de risque, nous espérons pouvoir d'ici à dix ans dire quels patients sont plus à risque de développer tel effet secondaire ».
« Et, au-delà, identifier des sous-groupes de malades homogènes facilitant les recherches sur la maladie de Parkinson », poursuit Le Figaro.
Le Pr Étienne Hirsch, neurobiologiste (Inserm-ICM, La Pitié-Salpêtrière, Paris), remarque toutefois que « la ou les causes initiales de la dégénérescence neuronale restent inconnues ». Le Figaro note ainsi que « la recherche s'oriente vers des anomalies de régulation du calcium dans ces neurones, et de leurs mitochondries, les «centrales énergétiques» de la cellule. Autre voie, l'accumulation de protéines anormales. L'alpha-synucléine est présente dans les neurones sous différentes formes. Sa toxicité serait liée à certaines formes de fibrilles ».
Le Pr Hirsch indique que « c'est encore discuté, mais elles passeraient de neurone en neurone, progressant comme une onde, des neurones dopaminergiques de l'intestin ou du bulbe olfactif vers la base du cerveau puis la périphérie, ce qui serait compatible avec l'apparition de constipation ou d'anosmie des années avant les premiers signes moteurs ». Le journal note ainsi que « des essais d'immunothérapie contre l'alpha-synucléine sont en cours ».
Il explique en outre que « le neurone en souffrance va alerter les cellules immunitaires qui enclenchent une réaction inflammatoire, accélérant la mort neuronale. Une équipe internationale pilotée par des chercheuses de l'ICM a montré qu'un antibiotique classique, la doxycycline, réduit cette neuro-inflammation et la toxicité de l'alpha-synucléine, ouvrant la voie à de futurs essais ».

« Déserts médicaux : les jeunes généralistes présentent leurs solutions »
Posté le 16/03/2017 à 10:03
Le Parisien indique en effet que « les syndicats des jeunes médecins et étudiants ont présenté mercredi leurs propositions pour améliorer l'accès aux soins », le journal résumant : « redynamisation des territoires, multiplication du nombre de maîtres de stage en médecine générale, aide aux démarches administratives ».
Stéphane Bouxom, porte-parole des cinq syndicats d'étudiants et jeunes médecins généralistes « réunis pour présenter aux candidats à la présidentielle leurs "solutions" face aux déserts médicaux », a ainsi déclaré qu'« il faut arrêter d'avoir une vision passéiste du médecin de campagne qui comme dans le roman d'Honoré de Balzac redynamise à lui seul un territoire. Il faut une revitalisation globale des territoires pour donner envie aux étudiants et aux jeunes médecins de s'installer avec leur famille. Ce n'est pas en imposant un médecin qu'on revalorisera un territoire. Le professionnel ne restera pas ».
Le Parisien relève qu'« opposés à des mesures coercitives pour réguler l'installation, les syndicats ont défendu la nécessité de recruter davantage de maîtres de stage universitaires en médecine générale, alors que "seulement 7% des généralistes", occuperaient cette fonction ».
Le quotidien note que « pour cela il faut "faciliter les démarches administratives des médecins souhaitant devenir maîtres de stage et que cette formation qui demande de la disponibilité soit correctement valorisée" ».
Le journal indique en outre que les syndicats « plaident pour la mise en place d'un guichet unique permettant de simplifier les démarches des jeunes installés auprès des Urssaf, Agences régionales de santé, conseils de l'Ordre... ».
Stéphane Bouxom a ajouté que « l'apprentissage de la gestion d'une entreprise de santé, ce qui est presque tabou aujourd'hui, permettrait de rassurer le jeune professionnel dans son installation quand par exemple il emploie un salarié pour les tâches de secrétariat ».

« Contre la migraine, l'antidépresseur n'est pas miraculeux »
Posté le 27/02/2017 à 11:07

Aline Gérard s'interroge dans Le Parisien : « Comment venir à bout de votre migraine quand les antalgiques classiques s'avèrent inefficaces ? Pas forcément avec des antidépresseurs. [...] Les médecins sont nuancés sur l'intérêt de leur prescription pour ce motif ».
La journaliste indique en effet qu'« il n'existe que très peu de preuves scientifiques montrant qu'ils peuvent terrasser une céphalée tenace ou vous permettre d'en finir avec les nuits blanches, alerte une étude publiée dans The British Medical Journal (BMJ) ».
Aline Gérard explique qu'« en se penchant sur plus de 102.000 ordonnances établies par 185 médecins de famille, entre 2003 et 2014, ces auteurs ont découvert que dans près d'un cas sur trois les antidépresseurs sont prescrits pour un tout autre motif que la dépression : la douleur, la migraine ou l'insomnie ».
« Or, seulement 16% de ces prescriptions «hors indication» étaient étayées par des publications scientifiques, remarque l'étude. Les antidépresseurs seraient-ils utilisés à toutes les sauces, à tort et à travers ? », observe la journaliste.
Jenna Wong, épidémiologiste à l'université MCGill de Montréal (Canada) et auteur de ce travail, répond : « Pas sûr. Les usages hors indications ne sont pas nécessairement fautifs. Il peut y avoir des données empiriques publiées, mais qui n'ont pas été encore prises en compte par les autorités médicales. Ou, alors, il peut s'agir d'une utilisation qui n'intéresse pas les laboratoires pharmaceutiques. Finalement, un médecin peut avoir entendu parler de cette utilisation par un collègue ou avoir constaté avec des patients qu'elle semblait fonctionner ».
Aline Gérard souligne que pour la spécialiste, « il est urgent que l'on se penche sérieusement sur les bénéfices et les risques de ces prescriptions «hors pistes». Car, en France aussi, la prescription de pilules du bonheur est assez fréquente en cas de migraine ou d'insomnie ».
La journaliste rappelle ainsi qu'« en France, la prescription d'antidépresseurs est assez fréquente pour soigner migraines et insomnies », et note que « certains antidépresseurs (pas tous) ont un effet antidouleur. Encore faut-il que les médecins prescripteurs puissent y retrouver clairement leur latin ! ».

« AVC : plus d'hospitalisations mais moins de décès »
Posté le 22/02/2017 à 11:04

Le Parisien note en effet que « de 2008 à 2014, le taux de patients hospitalisés pour AVC ischémique a augmenté de 14,3% chez les moins de 65 ans et baissé de 2,1% chez les 65 ans et plus. En revanche, pour les AVC hémorragiques, le taux a peu évolué (+2,0%), selon une étude [...] publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) ».
Le quotidien remarque que « ces chiffres correspondent à l'évolution relevée entre 2002 et 2008 où la proportion des AVC chez les moins de 65 ans avait augmenté de 10,8% », et ajoute que « sur les 110.438 patients hospitalisés en 2014, 25% avaient moins de 65 ans. À structure d'âge identique, le taux était 1,5 fois plus élevé chez les hommes que chez les femmes, quel que soit le type d'AVC ».
Le Parisien précise toutefois qu'« une baisse significative de la létalité hospitalière a été observée pour l'ensemble des AVC (-11,1%), grâce notamment à la mise en œuvre du plan AVC et la prise en charge rapide en soins intensifs. Cette baisse était plus marquée pour les AVC ischémiques (-12,5%), en particulier chez les hommes (-14,3% contre -11,3% chez les femmes), que pour les AVC hémorragiques (-5,4%) ».
Le journal relève qu'« en 2013, 31.346 décès par AVC ont été comptabilisés, dont 58,5% de femmes. Entre 2008 et 2013, le taux de mortalité par AVC a diminué de 13,1% ».
Le Parisien indique par ailleurs que « l'étude révèle de grandes disparités régionales en termes d'hospitalisations. En 2014, la Guyane et La Réunion affichaient les taux les plus élevés, supérieurs de plus de 28% à la moyenne nationale pour les AVC ischémiques et les AVC hémorragiques ».
« En métropole, les taux de patients hospitalisés pour AVC ischémique les plus élevés étaient observés en Bretagne (137,9/100.000) et dans les Hauts-de-France (133,1/100.000) et les plus bas en Corse (83,7/100.000), Provence-Alpes-Côte d'Azur (92,7/100.000) et Auvergne-Rhône-Alpes (99,3/100.000) », continue le journal.
Le Parisien note que « conjugués aux facteurs de risque connus comme le diabète, l'obésité, le tabagisme, la consommation de cannabis et les alcoolisations, d'autres critères plus récemment décrits comme l'utilisation de certaines drogues récréatives (cocaïne...) ou la pollution de l'air, pourraient également être impliqués, selon l'étude ».
Le quotidien observe en outre que « près de 46% des personnes de moins de 60 ans ayant survécu à AVC déclarent avoir été limitées dans leurs activités quotidiennes pendant au moins 6 mois du fait de l'événement. De plus, entre 30 et 50% des patients jeunes, victimes d'AVC, ne peuvent reprendre leur activité professionnelle et près de 10% restent dépendants pour au moins une activité de la vie quotidienne ».

Le Figaro « Alzheimer : échec dans la dernière ligne droite pour une immunothérapie »
Posté le 28/11/2016 à 21:05
Soline Roy indique en effet dans Le Figaro que « malgré les espoirs qu'avait suscité ce médicament contre Alzheimer des laboratoires Eli Lilly and Co, le solanezumab a échoué dans la dernière ligne droite, lors d'un essai clinique de phase 3 ».
Le laboratoire fait savoir que « les patients traités avec le solanezumab n'ont pas montré un ralentissement significatif du déclin cognitif comparé aux patients ayant reçu un placebo. (...) Lilly ne poursuivra pas les demandes d'autorisation du solanezumab pour le traitement des démences modérées de la maladie d'Alzheimer ».
La journaliste observe que « la molécule promettait pourtant «une petite révolution à tous ceux qui s'intéressent à la maladie», s'enthousiasmait, il y a un an, l'association France-Alzheimer ». L'association remarquait ainsi que « pour la première fois, un traitement qui s'attaque aux causes directes de la pathologie, et ne se limite pas à en contenir les symptômes, a fait la preuve de son efficacité chez des humains ».
Soline Roy rappelle que « deux protéines sont impliquées dans la maladie d'Alzheimer : la bêta amyloïde qui forme des agrégats (les «plaques séniles»); et la protéine tau, essentielle à la stabilisation des structures neuronales, qui est impliquée dans les dégénérescences neurofibrillaires. Le médicament de Lilly, un anticorps monoclonal, cible le peptide bêta amyloï ;de».
Elle explique que « l'idée [...] était de ralentir la progression de la maladie à sa phase très précoce, en empêchant la formation de plaques amyloïdes. Dans une étude achevée en 2012, le solanezumab avait échoué à diminuer le déclin cognitif des malades. Mais l'analyse des données ne concernant que les patients modérément affectés montrait une diminution de 34% du déclin cognitif et de 18% des pertes fonctionnelles ».
« L'étude de phase 3, baptisée Expedition3, avait alors été lancée. Il s'agissait de suivre, pendant 2 ans, uniquement les patients à un stade léger de la maladie. [...] Quelque 2100 patients ont été enrôlés au total, dans plusieurs pays&q uot;, poursuit la journaliste.
John Lechleiter, président des laboratoires Lilly, a déclare que « le résultat (...) n'est pas celui que nous avions espéré et nous sommes déçus pour les millions de personnes qui attendent un traitement capable de modifier le cours de la maladie d'Alzheimer ».

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