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  Actu / Revue de presse

 

Le Parisien« Obésité ou surpoids pourraient accélérer la survenue d'Alzheimer »
Posté le 02/09/2015 à 10:59
Le Parisien fait savoir qu'« être obèse ou en surpoids à l'âge de 50 ans pourrait accélérer la survenue de la maladie d'Alzheimer », selon une étude qui vient de paraître dans Molecular Psychiatry (Nature). Le journal précise que « l'accélération atteindrait 6,7 mois pour une augmentation d'un point de l'indice de masse corporelle (IMC), a calculé une équipe de chercheurs américains, canadiens et taïwanais ».
Le Parisien explique que les chercheurs ont « étudié pendant environ 14 ans près de 1.400 personnes "normales sur le plan cognitif" vivant dans la région de Baltimore au début de l'étude en leur faisant passer régulièrement des évaluations neuropsychologiques ».
« Parmi elles, 142 ont développé la maladie d'Alzheimer et les chercheurs ont pu montrer que chez celles-ci, un IMC plus élevé au moment de la cinquantaine était associé à une apparition plus précoce de la maladie », note le quotidien.
Le journal indique que les auteurs « ont également étudié les résultats de 191 autopsies qui ont montré qu'un IMC plus élevé était lié à un plus grand nombre d'enchevêtrements neurofibrillaires, des modifications cérébrales observées dans la maladie d'Alzheimer ».
Le Parisien note cependant que les chercheurs « soulignent qu'ils ne sont pas en mesure d'expliquer les mécanismes en cause. Ils reconnaissent également que de nouvelles études devront être réalisées pour déterminer une valeur spécifique d'IMC à partir de laquelle le risque d'apparition précoce d'Alzheimer augmente ».
Le quotidien relève que « Madhav Thambisetty, l'un des auteurs de l'étude, souligne pour sa part l'importance du "maintien d'un IMC sain dès la cinquantaine" pour retarder l'apparition d'Alzheimer ».
Le Parisien rappelle en outre que « des études ont également montré que le diabète, l'hypertension ou l'absence d'exercice pouvaient jouer un rôle, voire accélérer l'apparition de la maladie »

Alzheimer « un traitement prometteur redécouvert par une équipe française »
Posté le 22/01/2015 à 13:00
Pierre Kaldy indique en effet dans Le Figaro qu'« une start-up française obtient une amélioration des performances cognitives en combinant deux molécules déjà connues », selon un travail paru dans Scientific Reports.
Le journaliste explique qu'« en utilisant la combinaison de deux anciens médicaments connus pour leur innocuité, l'acamprosate et le baclofène, la start-up française Pharnext a pu améliorer les symptômes de la maladie d'Alzheimer aussi bien chez la souris que chez des patients ».
Daniel Cohen, fondateur de Pharnext, déclare ainsi que « notre approche a ciblé plusieurs protéines dans les neurones et les cellules vasculaires, car nous voulions modifier leur sensibilité au glutamate ».
Pierre Kaldy rappelle que « pour contrer la maladie d'Alzheimer, les chercheurs ont pris le parti de limiter les effets toxiques d'un neurotransmetteur, le glutamate, produit en quantité excessive par les neurones en présence du peptide A bêta, petite protéine pathologique liée à la maladie ».
Le journaliste relève donc que « le double traitement avec l'acamprosate et le baclofène, des médicaments qui agissent au niveau des voies de signalisation du glutamate dans ces cellules, les protège effectivement des effets du peptide A bêta ».
Pierre Kaldy souligne que chez la souris, « la bithérapie améliore les performances cognitives des animaux et réduit la perte de leurs neurones ainsi que les marqueurs de l'inflammation caractéristiques de la maladie ».
« Chez l'homme, l'amélioration des performances cognitives obtenues après seulement 1 mois de traitement chez une trentaine de patients en début de maladie, si elle se confirme, est inédite, et elle a déjà attiré l'attention de tous les spécialistes lors de la présentation de cet essai pilote au dernier congrès sur les essais cliniques de la maladie tenu à Philadelphie en novembre dernier », observe le journaliste.
Pierre Kaldy relève que « jusqu'à présent, aucun médicament candidat validé chez la souris n'a permis d'obtenir une amélioration clinique notable de la maladie d'Alzheimer », et observe : « Autre signe convaincant de l'efficacité de cette nouvelle approche, seule la combinaison des deux médicaments a des effets chez la souris ».
Daniel Cohen remarque ainsi qu'« en utilisant deux moyens différents avec le même objectif dans les cellules, nous obtenons une synergie qui permet de réduire considérablement les doses de médicaments et donc leurs effets indésirables potentiels ».
Le journaliste note que le chercheur « tient cependant à préciser qu'une formulation à faible dose est mieux adaptée aux personnes âgées, la prescription des deux médicaments à la fois, aux posologies habituelles, pouvant être dangereuse pour les patients ».
De son côté, le Pr Florence Pasquier (CHRU de Lille) remarque : « Nous trouvons cette approche intéressante et innovante dans la maladie d'Alzheimer. Elle mérite d'être approfondie, et nous attendons les essais cliniques prévus ces prochains mois pour nous prononcer ».

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