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  Actu / Revue de presse

 

« Contre la migraine, l'antidépresseur n'est pas miraculeux »
Posté le 27/02/2017 à 11:07

Aline Gérard s'interroge dans Le Parisien : « Comment venir à bout de votre migraine quand les antalgiques classiques s'avèrent inefficaces ? Pas forcément avec des antidépresseurs. [...] Les médecins sont nuancés sur l'intérêt de leur prescription pour ce motif ».
La journaliste indique en effet qu'« il n'existe que très peu de preuves scientifiques montrant qu'ils peuvent terrasser une céphalée tenace ou vous permettre d'en finir avec les nuits blanches, alerte une étude publiée dans The British Medical Journal (BMJ) ».
Aline Gérard explique qu'« en se penchant sur plus de 102.000 ordonnances établies par 185 médecins de famille, entre 2003 et 2014, ces auteurs ont découvert que dans près d'un cas sur trois les antidépresseurs sont prescrits pour un tout autre motif que la dépression : la douleur, la migraine ou l'insomnie ».
« Or, seulement 16% de ces prescriptions «hors indication» étaient étayées par des publications scientifiques, remarque l'étude. Les antidépresseurs seraient-ils utilisés à toutes les sauces, à tort et à travers ? », observe la journaliste.
Jenna Wong, épidémiologiste à l'université MCGill de Montréal (Canada) et auteur de ce travail, répond : « Pas sûr. Les usages hors indications ne sont pas nécessairement fautifs. Il peut y avoir des données empiriques publiées, mais qui n'ont pas été encore prises en compte par les autorités médicales. Ou, alors, il peut s'agir d'une utilisation qui n'intéresse pas les laboratoires pharmaceutiques. Finalement, un médecin peut avoir entendu parler de cette utilisation par un collègue ou avoir constaté avec des patients qu'elle semblait fonctionner ».
Aline Gérard souligne que pour la spécialiste, « il est urgent que l'on se penche sérieusement sur les bénéfices et les risques de ces prescriptions «hors pistes». Car, en France aussi, la prescription de pilules du bonheur est assez fréquente en cas de migraine ou d'insomnie ».
La journaliste rappelle ainsi qu'« en France, la prescription d'antidépresseurs est assez fréquente pour soigner migraines et insomnies », et note que « certains antidépresseurs (pas tous) ont un effet antidouleur. Encore faut-il que les médecins prescripteurs puissent y retrouver clairement leur latin ! ».

« AVC : plus d'hospitalisations mais moins de décès »
Posté le 22/02/2017 à 11:04

Le Parisien note en effet que « de 2008 à 2014, le taux de patients hospitalisés pour AVC ischémique a augmenté de 14,3% chez les moins de 65 ans et baissé de 2,1% chez les 65 ans et plus. En revanche, pour les AVC hémorragiques, le taux a peu évolué (+2,0%), selon une étude [...] publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) ».
Le quotidien remarque que « ces chiffres correspondent à l'évolution relevée entre 2002 et 2008 où la proportion des AVC chez les moins de 65 ans avait augmenté de 10,8% », et ajoute que « sur les 110.438 patients hospitalisés en 2014, 25% avaient moins de 65 ans. À structure d'âge identique, le taux était 1,5 fois plus élevé chez les hommes que chez les femmes, quel que soit le type d'AVC ».
Le Parisien précise toutefois qu'« une baisse significative de la létalité hospitalière a été observée pour l'ensemble des AVC (-11,1%), grâce notamment à la mise en œuvre du plan AVC et la prise en charge rapide en soins intensifs. Cette baisse était plus marquée pour les AVC ischémiques (-12,5%), en particulier chez les hommes (-14,3% contre -11,3% chez les femmes), que pour les AVC hémorragiques (-5,4%) ».
Le journal relève qu'« en 2013, 31.346 décès par AVC ont été comptabilisés, dont 58,5% de femmes. Entre 2008 et 2013, le taux de mortalité par AVC a diminué de 13,1% ».
Le Parisien indique par ailleurs que « l'étude révèle de grandes disparités régionales en termes d'hospitalisations. En 2014, la Guyane et La Réunion affichaient les taux les plus élevés, supérieurs de plus de 28% à la moyenne nationale pour les AVC ischémiques et les AVC hémorragiques ».
« En métropole, les taux de patients hospitalisés pour AVC ischémique les plus élevés étaient observés en Bretagne (137,9/100.000) et dans les Hauts-de-France (133,1/100.000) et les plus bas en Corse (83,7/100.000), Provence-Alpes-Côte d'Azur (92,7/100.000) et Auvergne-Rhône-Alpes (99,3/100.000) », continue le journal.
Le Parisien note que « conjugués aux facteurs de risque connus comme le diabète, l'obésité, le tabagisme, la consommation de cannabis et les alcoolisations, d'autres critères plus récemment décrits comme l'utilisation de certaines drogues récréatives (cocaïne...) ou la pollution de l'air, pourraient également être impliqués, selon l'étude ».
Le quotidien observe en outre que « près de 46% des personnes de moins de 60 ans ayant survécu à AVC déclarent avoir été limitées dans leurs activités quotidiennes pendant au moins 6 mois du fait de l'événement. De plus, entre 30 et 50% des patients jeunes, victimes d'AVC, ne peuvent reprendre leur activité professionnelle et près de 10% restent dépendants pour au moins une activité de la vie quotidienne ».

Le Figaro « Alzheimer : échec dans la dernière ligne droite pour une immunothérapie »
Posté le 28/11/2016 à 21:05
Soline Roy indique en effet dans Le Figaro que « malgré les espoirs qu'avait suscité ce médicament contre Alzheimer des laboratoires Eli Lilly and Co, le solanezumab a échoué dans la dernière ligne droite, lors d'un essai clinique de phase 3 ».
Le laboratoire fait savoir que « les patients traités avec le solanezumab n'ont pas montré un ralentissement significatif du déclin cognitif comparé aux patients ayant reçu un placebo. (...) Lilly ne poursuivra pas les demandes d'autorisation du solanezumab pour le traitement des démences modérées de la maladie d'Alzheimer ».
La journaliste observe que « la molécule promettait pourtant «une petite révolution à tous ceux qui s'intéressent à la maladie», s'enthousiasmait, il y a un an, l'association France-Alzheimer ». L'association remarquait ainsi que « pour la première fois, un traitement qui s'attaque aux causes directes de la pathologie, et ne se limite pas à en contenir les symptômes, a fait la preuve de son efficacité chez des humains ».
Soline Roy rappelle que « deux protéines sont impliquées dans la maladie d'Alzheimer : la bêta amyloïde qui forme des agrégats (les «plaques séniles»); et la protéine tau, essentielle à la stabilisation des structures neuronales, qui est impliquée dans les dégénérescences neurofibrillaires. Le médicament de Lilly, un anticorps monoclonal, cible le peptide bêta amyloï ;de».
Elle explique que « l'idée [...] était de ralentir la progression de la maladie à sa phase très précoce, en empêchant la formation de plaques amyloïdes. Dans une étude achevée en 2012, le solanezumab avait échoué à diminuer le déclin cognitif des malades. Mais l'analyse des données ne concernant que les patients modérément affectés montrait une diminution de 34% du déclin cognitif et de 18% des pertes fonctionnelles ».
« L'étude de phase 3, baptisée Expedition3, avait alors été lancée. Il s'agissait de suivre, pendant 2 ans, uniquement les patients à un stade léger de la maladie. [...] Quelque 2100 patients ont été enrôlés au total, dans plusieurs pays&q uot;, poursuit la journaliste.
John Lechleiter, président des laboratoires Lilly, a déclare que « le résultat (...) n'est pas celui que nous avions espéré et nous sommes déçus pour les millions de personnes qui attendent un traitement capable de modifier le cours de la maladie d'Alzheimer ».

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