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  Actu / Revue de presse

 

France Alzheimer obtient des engagements écrits des candidats à la présidentielle
Posté le 22/03/2012 à 12:42
Neuf lettres signées de la main des candidats. Neuf engagements à un mois de l'élection présidentielle. A l'exception de Jacques Cheminade qui n'a pas été sollicité par l'association, France Alzheimer a interpellé les candidats à la présidentielle pour savoir « comment ils envisagent de relever les enjeux économiques, sociaux et éthiques soulevés par la maladie d'Alzheimer et les maladies apparentées ».

L'association a adressé à chaque candidat ses « 10 propositions pour améliorer la vie quotidienne des personnes malades et leur famille » en leur demandant de prendre parti sur chacune d'entre elles. « Le problème de la perte d'autonomie est largement ignoré dans le débat politique actuel, regrette Marie-Odile Desana, présidente de France Alzheimer, après 27 ans d'expérience, nous savons que le temps politique n'est pas celui des malades et notre rôle est faire émerger nos réflexions dans cette campagne ». Tous les candidats ont répondu par une lettre portée à la connaissance du public sur le site Internet consacré à cet événement par l'association : www.francealzheimer-election2012.org.

« Dans les réponses que nous avons reçues, nous avons observé l'émergence d'un consensus sur l'utilité d'un 4e plan Alzheimer, explique la présidente de l'association de patients, en revanche nous déplorons la méconnaissance des thérapies non médicamenteuses ». D'autres constats négatifs ont été relevés, comme la faible maîtrise de la réforme sur la dépendance, la confusion entre aidant et auxiliaire de vie, ainsi que l'absence de propositions concrètes sur le financement. « Bien sûr les candidats qui ont très peu de chance d'être élus font beaucoup de propositions ambitieuses, sans doute parce qu'ils savent qu'ils n'auront pas à les mettre en application, analyse Marie-Odile Desana, mais les candidats du devant de la course sont muets comme des carpes ».

Cette opération est l'occasion pour la première association de patients reconnue d'utilité publique de rappeler les enjeux soulevés par la maladie d'Alzheimer. « Actuellement la France compte 850 000 personnes atteintes par la maladie. Près de 250 000 nouveaux cas sont diagnostiqués par an, martèle Marie-Odile Desana, la maladie d'Alzheimer et les maladies apparentées sont des enjeux de société et doivent être une priorité de santé publique ». Et de conclure par le slogan de l'association, « un malade, c'est toute une famille qui a besoin d'aide ».


Juliette CHAIN Impact-sante.fr 22 03 2012

Les femmes plus sensibles à la douleur que les hommes
Posté le 20/03/2012 à 10:20
Une étude de grande ampleur pointe une différence entre les sexes devant la souffrance physique. Les raisons seraient d'origines multiples: génétique, hormonale et culturelle.

Évaluer la douleur d'un patient est toujours un défi pour le personnel médical. Chaque malade utilise des mots différents pour la décrire, et le ressenti est nécessairement personnel. Mais une étude de l'université américaine de Stanford conduite auprès de 11.000 personnes montre que pour une même pathologie, les femmes disent souffrir plus que les hommes.
Leurs travaux, publiés dans le Journal of Pain, s'appuient sur l'analyse de dossiers médicaux couvrant 22 pathologies. Pour évaluer la souffrance du patient, des échelles chiffrées de 0 (pas de douleur) à 10 (pire douleur imaginable) ont été utilisées, soit par le patient lui-même, soit par un soignant si le malade était dans l'incapacité de s'exprimer. Or, en moyenne, les femmes témoignaient d'une douleur supérieure de 20% à celle des hommes. Par exemple, dans le cas de douleurs articulaires, le score moyen des femmes interrogées était de 6, contre 4,93 pour les hommes. Elles disaient aussi souffrir plus en cas douleurs cervicales, de diabète, d'hypertension, de sinusite et d'arthropathies.
Ces résultats entrent en résonnance avec des faits déjà connus. On savait par exemple que les pathologies liées à des douleurs chroniques sont bien plus fréquentes chez les femmes. Ainsi, 90% des malades souffrant de fibromyalgie sont des femmes, et deux-tiers des migraineux sont des migraineuses.
«Les hommes peinent à décrire leur douleur»
Si l'étude du Dr Atul Butte, essentiellement épidémiologique, ne permet pas d'expliquer cette inégalité homme-femme, le Dr Julien Nizard, responsable du Centre d'évaluation et traitement de la douleur du CHU de Nantes, confirme que plusieurs facteurs biologiques peuvent entrer en jeu, comme la génétique ou les cycles hormonaux. Des études précédentes ont ainsi montré que les œstrogènes, hormones féminines, réduisaient la sécrétion d'endorphines, substances qui abaissent la sensation de douleur.
Mais ce n'est pas tout: l'héritage culturel et l'état psychologique du malade a aussi un impact sur son ressenti de la souffrance. «Une Suédoise et une Marocaine ne vivront pas et n'exprimeront pas de la même façon la douleur de l'accouchement, souligne ainsi le Dr Nizard. Par ailleurs, l'anxiété, la dépression majorent l'expression de la douleur». On trouve également trace de cette dimension culturelle dans la difficulté qu'ont les hommes à mettre des mots sur leur douleur. «On leur a moins appris à parler de leur souffrance, qu'elle soit physique ou psychologique. Ils restent assez démunis verbalement, ils manquent de vocabulaire pour caractériser ce qu'ils ressentent. Résultat: ils tardent à se faire prendre en charge. Alors que les femmes ont davantage l'habitude de parler de leur corps», constate le Dr Nizard.
Au final, le plus important n'est pas de savoir si la douleur est «objectivement» ressentie plus vivement par les femmes, ou s'il s'agit d'une plus faible tolérance induite culturellement,rappelle le Dr Nizard. «Dès lors qu'une douleur est exprimée, elle doit être prise en compte. Or on sait que la douleur est encore globalement sous-évaluée par les soignants. Entre 80 et 90% des patients qui sortent de l'hôpital disent avoir eu mal, alors que la plupart n'en avait rien dit pendant leur séjour. C'est pourquoi il faut insister auprès du personnel de santé pour qu'il interroge systématiquement les malades sur leur douleur».
Par ailleurs, cette étude montre qu'il est essentiel de former les professionnels de santé aux douleurs spécifiques des femmes, estime-t-il. «Les Anglo-saxons sont assez en pointe là-dessus, mais la France a du retard».

Pauline Fréour
sante.lefigaro.fr

Un anticancéreux efficace contre Alzheimer
Posté le 20/03/2012 à 10:16
Un médicament, le bexarotène, prescrit dans le traitement de certains cancers cutanés, a permis de soigner efficacement des souris modèles de la maladie d'Alzheimer, annoncent des chercheurs de l'université Case Western Reserve aux États-Unis. Trois jours après son administration, ils ont constaté chez les animaux une amélioration des performances cognitives, sociales et olfactives.

Le bexarotène permet d'éliminer les fragments d'une substance, la béta-amyloïde, qui s'accumulent sous forme de plaques séniles dans le cerveau des malades d'Alzheimer. Ces fragments sont habituellement dégradés par des enzymes avec l'aide d'une protéine appelée ApoE. Le bexarotène semble stimuler l'expression du gène de l'ApoE.

Prochain objectif : tester son efficacité chez l'homme

Dans la revue Science, les chercheurs indiquent qu'ils ont observé une diminution des niveaux de béta amyloïde de 25% à peine six heures après l'administration du médicament, un effet qui a perduré trois jours. Les souris traitées ont également rapidement retrouvé des comportements perdus, comme l'instinct de nidification. Malades, les rongeurs ne construisent plus de nids lorsqu'on leur donne du papier de soie. Sous bexarotène, elles retrouvent ce comportement en 72 heures.

«Il s'agit d'une constatation sans précédent. Le meilleur traitement existant actuellement pour la maladie d'Alzheimer nécessite plusieurs mois pour réduire les plaques séniles chez les souris» soulève Paige Cramer, auteur principal de l'étude.

Il souligne toutefois que si le bexarotène fonctionne très bien sur des modèles murins, son efficacité chez l'homme est inconnue. «Notre prochain objectif est de vérifier si elle fonctionne de façon similaire chez les humains. Nous sommes à un stade précoce de la traduction de cette découverte scientifique de base vers un traitement».

Chez l'homme, des candidats vaccins qui détruisaient les plaques amyloïdes ont été testés. Certains se sont révélés efficaces en réduisant leur nombre mais ils n'ont entrainé aucune amélioration des symptômes. La prudence est donc de mise.

Sciences et Avenir.fr
10/02/2012

Un "cabothérapeute" à l'hôpital gériatrique
Posté le 12/03/2012 à 12:23
TV5, sciences, Médecine et Santé, mardi 6 mars

Utilisée depuis plus de 20 ans aux Etats-Unis et au Canada, la zoothérapie se répand en France. Cette méthode consiste à utiliser la présence d'un animal, généralement un chien, pour améliorer la santé mentale ou physique d'un patient. L'unité neuro-vasculaire de la personne âgée (UNV) de l'hôpital gériatrique des Charpennes à Lyon expérimente actuellement des exercices de rééducation pour les victimes d'AVC en compagnie d'un labrador. Dressé à l'école de chiens d'aveugles, Eliott, trois ans, connaît une deuxième carrière à l'hôpital parce qu'il avait peur des camions dans la rue. Au cours des exercices, il est guidé par les ergothérapeutes et les kinésithérapeutes pour effectuer divers mouvements qui permettent au patient « d'ouvrir son champ de vision », « d'élargir la vision périphérique » et de « mieux se repérer dans l'espace » explique le kinésithérapeute Philippe Bonnet. La présence du chien motive aussi les malades, souvent déprimés à la suite d'un AVC, à participer aux exercices et ne plus rester concentrés sur eux-mêmes. Le professeur Pierre Krolak-Salmon, médecin-chef de l'hôpital, indique que l'objectif pour début 2013 est de démontrer les bénéfices de la thérapie au moyen d'une étude clinique sur deux groupes de patients, l'un exposé au chien et l'autre non. Eliott devrait également aider les patients atteints de troubles du comportement « débutants » liés à une maladie d'Alzheimer. « On a remarqué que la présence de l'animal apaise les éventuelles tensions », observe le Pr Krolak-Salmon.
http://www.tv5.org

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