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  Actu / Revue de presse

 

Des Algeco contre les déserts médicaux
Posté le 20/11/2019 à 10:38
Le Parisien
Daniel Rosenweg note dans Le Parisien que « déserts médicaux obligent, les nouvelles solutions pour faciliter l'accès aux soins se multiplient. Et les maires, de petites comme de grandes communes, réunis en congrès à Paris jusqu'à jeudi, sont preneurs de toutes les bonnes idées ».
Le journaliste fait ainsi savoir que « la dernière initiative ne manque pas d'originalité. Elle consiste à organiser des consultations en ligne dans... des Algeco, ces constructions modulaires utilisées seules ou assemblées que l'on retrouve souvent au bord des routes ou devant des chantiers, des bâtiments en travaux, voire dans les cours d'école ».
Alexis Salmon Legagneur, directeur général de la société, précise : « Ce sont des modules spécialement aménagés pour permettre des téléconsultations. Nous avons signé un partenariat avec l'un des spécialistes des télécabines connectées, Tessan, pour équiper nos modules et les connecter. Nous pouvons ainsi offrir une solution mobile, bon marché, pour permettre aux maires de répondre aux besoins de leur population ».
Daniel Rosenweg relève que « la demande, à en croire le dirigeant, est forte. Elle s'appuie sur le fait que 8 millions de Français vivent aujourd'hui dans des déserts médicaux. Algeco se lance donc sur ce nouveau marché ».
« Non sans avoir fait réaliser au préalable par l'Institut CSA une étude auprès de 200 maires afin de mesurer leurs besoins. Dévoilée durant le salon ce mercredi, l'étude révèle que pour 44% du panel le développement de l'offre en matière de santé serait «une priorité» », observe le journaliste.
Daniel Rosenweg explique qu'« Algeco propose donc aux élus locaux ses modules de 18 m2, capables d'accueillir jusqu'à trois cabines de téléconsultations ». Alexis Salmon Legagneur remarque que « beaucoup de communes ne disposent pas de locaux pour y installer un cabinet médical. Notre offre fonctionne par abonnement, à raison de 2000 € par mois environ et par module. Ceux-ci ont l'avantage de pouvoir être déplacés au gré des besoins ».
Daniel Rosenweg précise que « ces télécabines disposent des ustensiles connectés de base pour une consultation simple : thermomètre, tensiomètres, dermoscope... Un lecteur de carte Vitale est présent, ainsi qu'un lecteur de carte bancaire pour régler directement le reste à charge ».
« Algeco estime pouvoir équiper «plusieurs centaines de communes par département». [...] Si la société vise surtout les besoins pérennes, des stations de ski et des stations balnéaires, dont l'activité est par essence saisonnière, pourraient aussi être intéressées par la souplesse de cette solution », ajoute le journaliste.
Il évoque toutefois « la question de l'attractivité de ces cabinets connectés. Si la technologie est bien là, il faut encore trouver les médecins qui assureront les téléconsultations tout en répondant aux obligations légales permettant une prise en charge de la consultation par l'Assurance maladie ».
Christophe Dietrich, maire de Laigneville (Oise), qui « s'est lancé contre vents et marées dans l'aventure télémédecine voilà 18 mois », observe quant à lui : « Il faut que les petites communes puissent débourser les 2000 € par mois ! [...] La mairie a racheté 150.000 € le cabinet du dernier médecin, pour ne pas changer les habitudes des patients. Et nous y avons mis un chariot complet de télémédecine et une infirmière pour aider les patients ».
« Comme l'Agence régionale de santé (ARS) me mettait des bâtons dans les roues, j'ai décidé d'y aller seul : donc c'est la mairie qui prend tout en charge. Au moins les patients sont sûrs de n'avoir rien à débourser. Qu'en sera-t-il dans les Algeco ? », continue l'élu, ajoutant qu'« une présence humaine est indispensable pour que ça marche ».

Bientôt le tiers payant pour tous
Posté le 23/10/2019 à 10:40
Daniel Rosenweg remarque en effet dans Le Parisien : « Et si le tiers payant intégral c'était - enfin - pour demain ? Prévu par l'ex-ministre de la Santé Marisol Touraine pour se déployer de façon obligatoire en novembre 2017, le tiers payant intégral [...] s'est transformé avec l'arrivée, en mai 2017, de la nouvelle ministre de la Santé, Agnès Buzyn ».
Le journaliste note que « de «généralisé», il est d'abord devenu «généralisable», c'est-à-dire basé sur le volontariat, pour répondre aux critiques des médecins. Dans la foulée, un rapport commandé à l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) ayant constaté l'incapacité des professionnels de santé et des complémentaires santé à s'entendre sur la création d'une plate-forme en ligne, la ministre a reporté la réforme à 2018. Depuis, plus rien. Le tiers payant intégral reste limité à quelques catégories de patients ».
Daniel Rosenweg indique cependant qu'« un dispositif testé auprès d'une centaine de professionnels de santé est fin prêt, disent ses initiateurs. Ce dispositif est basé sur une plate-forme en ligne permettant aux médecins, dentistes, infirmiers, kinés, opticiens, biologistes... de vérifier les droits du patient en temps réel, d'adresser en un clic leurs honoraires à l'Assurance maladie et aux complémentaires santé, et de se faire payer rapidement ».
Le journaliste explique ainsi que « depuis 2018, l'Union nationale des professionnels de santé (UNPS), où sont représentés les syndicats de médecins, kinés, infirmiers, audioprothésistes, biologistes, pharmaciens, travaille en coulisses à cette «alternative libérale de dispense d'avance de frais» ».
« Ils se sont tournés vers leurs confrères pharmaciens qui, depuis deux décennies, pratiquent sans encombres le tiers payant intégral via leur propre plate-forme : Résopharma. Cette dernière a donc, en quelque sorte, été clonée pour donner naissance à Paymed, dédiée aux professionnels médicaux et paramédicaux », relève-t-il.
Paul-Henri Cheminal, directeur général de la plateforme, fait savoir : « On a testé notre dispositif auprès d'une centaine de professionnels répartis dans 6 régions et ça fonctionne. On est prêts ! ».
Daniel Rosenweg précise que « Paymed reçoit les ordonnances des praticiens et les rémunère, sous six jours, de la totalité de la facture : part Sécu et part complémentaire confondues. À elle ensuite de récupérer ces sommes auprès des payeurs concernés ».
Le journaliste observe toutefois que « le déploiement de ce dispositif testé depuis janvier avec une centaine de praticiens se heurte à un ultime problème, «politique» celui-là ». Luis Godinho, président de l'Unsaf (audioprothésistes), remarque : « InterAMC, qui réunit les plus grosses complémentaires santé, refuse de passer une convention nationale et collective. Il veut que chacune des 474 complémentaires signe une convention avec chaque professionnel ».
« On veut une convention unique comme pour les pharmaciens. C'est la garantie que les mutuelles ou assurances ne changeront pas les règles en cours de route », poursuit le responsable.
Daniel Rosenweg note que « face à ce blocage, 7 syndicats [...] viennent de demander à Agnès Buzyn d'arbitrer ». Maurice Ronat, président de l'Union nationale des organismes complémentaires d'assurance maladie (Unocam), déclare ainsi qu'il va « saisir sans délai les trois fédérations de complémentaires. Je ne vais pas laisser dormir ce dossier : avec les réformes qui arrivent, il y a un besoin pressant de mettre en place le tiers payant intégral ».

« Les urgences bientôt contraintes de sélectionner les patients ? »
Posté le 16/10/2019 à 11:09
C'est ce que titre Le Parisien, qui fait savoir que « le député LREM Thomas Mesnier a déposé ce mardi un amendement, défendu par le gouvernement, qui vise à changer le mode de rémunération des urgences. Objectif de l'amendement : inciter les services d'urgence à renvoyer les patients légers vers les médecins de ville ».
Daniel Rosenweg explique ainsi que « 21,5 millions de Français ont fréquenté les urgences en 2018. C'est 16,3% de plus en 6 ans, un engorgement devenu inquiétant et des délais d'attente qui explosent ».
« Si les 640 services d'urgence, publics ou privés, sont pris d'assaut, c'est parce qu'ils accueillent sans modération. Une absence de sélection à l'entrée qui s'explique par... un intérêt financier : chaque passage leur rapporte 200 €, quelle que soit la durée des soins prodigués », rappelle le journaliste.
Il note donc qu'« un amendement au Projet de loi de financement de la sécurité sociale [...] veut mettre fin à ce financement pervers. Député LREM des Charentes, Thomas Mesnier, rapporteur de la mission sur les urgences, est à l'origine de ce texte soutenu par le gouvernement »
Le député et médecin déclare que « le système actuel pousse les services d'urgence à la consommation et particulièrement à prendre en charge des patients légers nécessitant 3 minutes de soins mais qui rapporteront 200 €. Des patients qui devraient être accueillis en ville. Rien n'incite la médecine d'urgence à organiser une filière des soins avec les médecins de ville. Et rien ne l'incite à faire de la qualité ».
Daniel Rosenweg retient que « l'élu veut donc remplacer ce système de rémunération à l'acte par un dispositif basé sur trois critères plus justes. 60 à 66% de la rémunération du service d'urgence seraient fondés sur un forfait tenant compte du bassin de vie de l'hôpital, de la population suivie (âgée, à risque, très jeune...), de la densité de médecins en ville et du taux de pauvreté et de précarité ».
Thomas Mesnier observe que « plus le bassin est grand, moins il y a de médecins en ville, plus il y a de pauvres et plus le forfait sera élevé puisqu'il y aura plus de travail pour le service d'urgence ».
Daniel Rosenweg ajoute que « 33 à 35% de la rémunération continueraient de se faire à l'acte », le député précisant : « Évidemment, il sera moins bien rémunéré qu'actuellement. L'idée, c'est que le service n'ait plus intérêt à prendre en charge les cas légers ».
Le journaliste relève en outre que « le député veut introduire une part de rémunération à la qualité ». Thomas Mesnier déclare que « les critères d'attribution restent à définir. Ça pourrait être par exemple le nombre de patients gardés sur des brancards dans les couloirs, ou les mesures prises pour éviter le retour des patients renvoyés à domicile... ».
Daniel Rosenweg conclut que « le député-médecin souhaite que, si elle est votée, sa mesure soit mise en place en janvier 2021 », et s'interroge : « Y aura-t-il des perdants et des gagnants ? ». L'élu répond que « l'inégalité entre services d'urgence existe déjà ! Les moyens financiers peuvent aller du simple au double. Il s'agit donc aussi de remettre de l'égalité entre les établissements pour qu'ils prennent mieux en charge les patients ».

Hôpital Urgences
Posté le 09/09/2019 à 09:37
« Hôpital : Buzyn veut flécher au moins 600 millions vers les urgences »
Solveig Godeluck indique dans Les Echos qu'« après 6 mois de crise, la ministre de la Santé présente son plan pour les urgences hospitalières ce lundi. Les besoins en lits et en effectifs vont être analysés dans chaque région, et au moins 600 millions d'euros réalloués au sein des hôpitaux sur trois ans. La tarification va être modifiée ».
La journaliste explique ainsi : « S'attaquer aux causes et pas uniquement aux conséquences, sans (trop) casser la tirelire. C'est la méthode que va tenter d'appliquer [...] Agnès Buzyn ce lundi, en présentant son plan pour les urgences hospitalières ».
Elle rappelle que « la ministre a annoncé en juin et la semaine dernière des mesures d'attente : extension d'une prime de risque à 100 € par mois, nouvelles compétences pour les infirmiers urgentistes, etc. ».
Solveig Godeluck note que « l'heure est à présent aux mesures plus structurantes, en lien avec les propositions émises par la mission Mesnier-Carli, qui n'a pas encore rendu son rapport final. [...] Ce budget, qui devrait dépasser 600 millions d'euros sur 3 ans, selon nos informations, sera «dédié, mais pas simplement pour financer des postes en plus», a précisé » Agnès Buzyn.
La journaliste relève que « le gouvernement ne veut pas sortir de l'enveloppe de progression des dépenses de santé de 2,3% par an votée au début du quinquennat. Pas question non plus de prendre dans la poche des soignants en ville pour donner aux hospitaliers : la priorité, c'est le «virage ambulatoire», c'est-à-dire éviter un maximum de nuitées à l'hôpital grâce à une prise en charge mieux organisée en ville ».
« D'autant plus que, comme l'a souligné la ministre, la hausse de 4% de la fréquentation des urgences ne résulte pas d'un pic équivalent des infarctus. Il convient plutôt de freiner la ruée sur les urgences que de l'encourager. L'effort ne passe donc pas par plus de dépenses, mais par une meilleure allocation des ressources - sur des lits d'aval, par exemple », continue Solveig Godeluck.
La journaliste cite « l'entourage de la ministre », qui fait savoir qu'« il n'y a ni plan de création de lits ni plan de suppressions, ce sera du cas par cas. [...] Il n'y aura pas d'économies sur l'hôpital ».
Solveig Godeluck ajoute que selon le Journal du dimanche, « la ministre devrait également annoncer une réforme de la tarification des urgences. Il resterait une partie de rémunération liée au volume d'activité, plus une dotation «populationnelle» prenant en compte à la fois la taille de la population-cible et ses particularités (personnes âgées, pauvres), et une prime à la «qualité» (existence de filières d'accès direct aux autres services hospitaliers, durée d'attente réduite...) ».
« Agnès Buzyn veut aussi réfréner l'intérim, qui coûte très cher à l'hôpital. Ainsi, des infirmiers ou aides-soignants mis en disponibilité par leur établissement, ne pourraient plus être intérimaires pendant cette période », relève la journaliste.
Le Figaro note également que « la semaine s'annonce décisive pour Agnès Buzyn, chargée de déminer une crise qui n'en finit plus dans les services d'urgence hospitalière. [...] La ministre de la Santé dévoile ce lundi un plan d'action, avant une assemblée générale des grévistes mardi et une manifestation à l'appel de la CGT mercredi ».
Le journal précise que « la primeur des nouvelles annonces sera réservée aux représentants du personnel et aux dirigeants hospitaliers, que la ministre reçoit en début d'après-midi, ainsi que les syndicats de médecins libéraux et le collectif à l'origine du mouvement ».
Le quotidien retient que « selon Le Journal du dimanche, trois «mesures chocs» devraient être annoncées : «des réouvertures de lits», «une réforme de la tarification» et «un numéro de téléphone unique» pour les secours médicaux ».

HAS. Fiche mémo. Prise en charge du patient présentant une lombalgie commune. Mars 2019.
Posté le 24/04/2019 à 14:01
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La Haute Autorité de Santé (HAS) vient de publier une « fiche mémo » sur la prise en charge du patient ayant une lombalgie commune, définie comme « une douleur lombaire qui ne comporte pas de signes d'alerte . » Elle est chronique si elle dure plus de 3 mois. L'agence propose de remplacer les termes de lombalgie aiguë par ceux de « poussée aiguë de lombalgie » et d'utiliser les termes de « lombalgie à risque de chronicité » (patients ayant une lombalgie depuis moins de 3 mois mais ayant un risque élevé d'absence de résolution de cette lombalgie) et de « lombalgie récidivante » en cas de récidive dans l'année (elle doit être considérée comme étant à risque de chronicité).

La prise en charge commence par une évaluation clinique de la douleur, avec la recherche de signes d'alerte. Aucun d'eux n'est spécifique : c'est leur combinaison qui doit attirer l'attention. L'évaluation doit être recommencée 2 à 4 semaines après la poussée aiguë.

Le second temps est celui de la recherche précoce des facteurs de risque de chronicité. Parmi eux, l'agence accorde une grande importance aux facteurs de risque psychosociaux. Le clinicien peut compléter son bilan par le recours à des questionnaires comme le STarT Back screening tool ou la version courte du questionnaire Örebro.

Les facteurs de risque sont regroupés en quatre couleurs de drapeaux, dont deux sont en lien avec des facteurs liés au travail :

rouge : devant faire rechercher une pathologie intercurrente (par exemple, douleur non mécanique, symptôme neurologique étendu, perte de poids inexpliquée) ;
jaune : facteurs psychosociaux indiquant un risque accru de passage à la chronicité (problèmes émotionnels, représentations inappropriées du « mal de dos », etc) ;
bleu : facteurs de pronostic liés aux représentations perçues du travail et de l'environnement par le patient (charge physique élevée de travail, faible contrôle sur le travail, manque de soutien social, etc) ;
noir : facteurs de pronostic liés à la politique de l'entreprise, au système de soins et d'assurance (employeur empêchant une réintégration progressive ou un changement de poste, insécurité financière, etc).
L'imagerie (IRM ou si contre-indication, scanner) n'est pas justifiée en l'absence de « drapeau rouge », sauf en cas de lombalgie chronique ou de geste invasif (infiltration).

La prise en charge doit être personnalisée, tenant compte du contexte « bio-psycho-social » du patient. Au besoin, elle sera pluriprofessionnelle (kinésithérapeute, médecin du travail, rhumatologue, etc). Dans ce cas, il faudra veiller à la cohérence des propositions thérapeutiques des intervenants impliqués.

L'information du patient sur le caractère rassurant de la lombalgie est cruciale : dans 90% des cas, la lombalgie commune évolue favorablement en moins de 4 à 6 semaines.

Le principal traitement est l'activité physique. La fiche mémo passe en revue les différentes options possibles, dont la kinésithérapie, qui doit faire appel à la participation active du patient.

Aucun antalgique n'a prouvé d'efficacité à moyen terme sur l'évolution d'une poussée aiguë de lombalgie. Cependant, des antalgiques de palier I peuvent être proposés (paracétamol et AINS en première intention). Les autres thérapies médicamenteuses (myorelaxants, etc) ou non médicamenteuses (acupuncture, sophrologie, etc) ne sont pas recommandées ou n'ont pas démontré d'efficacité, sauf dans quelques cas particuliers. Infiltrations et chirurgie seront discutées au cas par cas.

Comme un parfum de guerre......
Posté le 22/03/2019 à 15:59
« Débat autour de l'évaluation des connaissances des médecins »
Pierre Bienvault note dans La Croix que « les députés ont voté mercredi 20 mars une procédure de certification des médecins tous les 6 ans. Mais le dispositif ne va pas assez loin pour les associations de patients ».
Le journaliste explique ainsi que « le but [de la procédure] est de permettre une évaluation régulière des connaissances des médecins mais aussi des chirurgiens-dentistes, des sages-femmes, des pharmaciens, des infirmiers, des masseurs-kinésithérapeutes et des pédicures-podologues ».
Le Pr Serge Uzan, doyen honoraire de la faculté de médecine de la Sorbonne, précise que « tous les 6 ans, ces professionnels devront apporter la preuve qu'ils ont fait ce qu'il fallait pour maintenir à niveau leurs compétences ».
Pierre Bienvault indique que « tous les contours du dispositif ne sont pas arrêtés. Mais l'idée est que, pour obtenir sa certification, le médecin se voit fixer un ensemble d'objectifs à réaliser en matière de formation continue?: assister à un certain nombre de congrès sur une période de 6 ans, participer à des actions de formation à distance via le numérique... ».
« Mais chaque médecin garderait la main sur les thèmes de ses formations. Et aucun contrôle des connaissances ne serait réalisé à l'issue de ces formations », continue le journaliste.
Il s'interroge : « Faut-il vérifier les connaissances d'un médecin tout au long de sa carrière?? ». Alain-Michel Ceretti, président de France Assos Santé, répond : « Cela me semble souhaitable. Aujourd'hui, les techniques médicales évoluent sans cesse et comme pour les pilotes, il faudrait qu'on puisse vérifier qu'un praticien est bien à jour dans tous les domaines de sa spécialité. Mais on est déçu par le projet, bien trop timoré, du gouvernement ».
Le responsable estime toutefois que cette procédure de certification « ne va pas assez loin. Nous aurions préféré que tous les 6 ans, on fasse passer un QCM (questionnaire à choix multiples, NDLR) au médecin pour repérer là où sont ses éventuelles faiblesses. Pas pour le sanctionner, mais pour lui permettre d'aller se former là où il en a le plus besoin ».
Pierre Bienvault observe que « cette idée fait figure d'épouvantail chez les médecins, qui refusent d'en entendre parler. Un certain flou règne aussi sur le sort réservé aux praticiens qui n'obtiendront pas leur certification ».
Le Pr Uzan souligne que « l'idée n'est pas de sanctionner mais d'inviter chacun à améliorer ses pratiques ». Agnès Buzyn a précisé pour sa part que « la «meilleure sanction» sera celle de la «publicité de la certification auprès des malades». Selon elle, les médecins auront intérêt à afficher le fait qu'ils ont été certifiés et ceux, qui ne l'ont pas été, pourraient voir les patients se détourner d'eux », indique le journaliste.
Le Dr Michel Dru, ancien président du Syndicat national des anesthésistes-réanimateurs (Snphare), réagit : « Cela n'est pas suffisant et il faudrait avoir le courage d'interdire d'exercice les médecins non certifiés. Dans notre spécialité, on voit des intérimaires qui travaillent dans des hôpitaux ayant une pénurie récurrente d'anesthésistes. Certains de ces intérimaires ont clairement des insuffisances, mais ils travaillent quand même car les hôpitaux ont désespérément besoin d'eux pour faire tourner leurs blocs opératoires ».
Pierre Bienvault précise enfin que « pour ne pas fâcher les médecins en exercice, il a aussi été décidé que cette obligation de certification ne s'appliquerait que pour les futurs nouveaux diplômés ».
Le Pr Uzan remarque que « les médecins installés pourront d'eux-mêmes s'engager dans la certification. Et je suis persuadé que beaucoup le feront en voyant tous les effets bénéfiques de cette démarche ».

« Fonctionnaires : les hôpitaux concentrent les plus hauts salaires »
Posté le 23/02/2019 à 07:31

C'est ce que titre Les Echos, qui relaie une étude de l'Insee qui « dresse le portrait des plus hautes rémunérations de la fonction publique ».
Leïla de Comarmond observe qu'« en 2016, écrit l'Institut, le 1% des agents le mieux rémunérés de la fonction publique, représentant 48.500 emplois, ont perçu «au moins 6.410 € net par mois en équivalent temps plein» ».
« «Leur rémunération moyenne atteignait 7.850 €, soit 4 fois plus que le salaire médian dans la fonction publique», souligne l'étude, qui pointe le fait que peu de contractuels sont concernés », note la journaliste.
Elle remarque : « Alors que d'aucuns imagineraient qu'ils se retrouvent surtout dans la fonction publique d'Etat, ce n'est pas le cas. Les hôpitaux concentrent 54% des 1% d'agents les mieux payés ».
« Il s'agit en grande partie de praticiens hospitaliers, dont 34% gagnent plus de 6.410 € net par mois et représentaient «plus de quatre salariés sur dix dans le dernier centile de rémunération» », précise la journaliste.
Leïla de Comarmond ajoute que « la fonction publique territoriale est sous-représentée. Avec 2.650 emplois seulement dans le dernier centile, elle n'en représente que 5%, contre quelque 40% pour l'Etat. Cette hiérarchie se retrouve quand on regarde le seuil de salaire délimitant le 1% d'agents les mieux payés, avec 7.560 € dans la fonction publique hospitalière, 4.580 € dans la fonction publique territoriale et, entre les deux, 6.370 € au sein de l'Etat ».
La journaliste relève que « ce dernier seuil recouvre cependant des réalités diverses. L'institut note ainsi une «forte concentration à Paris et la petite couronne où se situent les administrations centrales» (42% des plus hautes rémunérations pour seulement 16 % de l'emploi total) ».
Elle souligne par ailleurs que « les seuils énoncés pour les trois fonctions publiques sont tous inférieurs au privé, où le seuil de salaire délimitant les 1% des personnes les mieux payées se monte à 8.280 € net par mois en équivalent temps plein (chiffres 2015) ».
Leïla de Comarmond évoque enfin « une constante, dans un cas comme dans l'autre, c'est la sous-représentation des femmes dans les populations les mieux payées. Les statistiques sont édifiantes. Elles représentent les deux tiers des agents de la fonction publique mais seulement 45% des 10% les mieux payés et un tiers des 1% les mieux payés. C'est tout de même mieux que dans le secteur privé où les femmes ne sont que 17% des 1% les mieux payés ».

« Fonctionnaires : les hôpitaux concentrent les plus hauts salaires »
Posté le 23/02/2019 à 07:31

C'est ce que titre Les Echos, qui relaie une étude de l'Insee qui « dresse le portrait des plus hautes rémunérations de la fonction publique ».
Leïla de Comarmond observe qu'« en 2016, écrit l'Institut, le 1% des agents le mieux rémunérés de la fonction publique, représentant 48.500 emplois, ont perçu «au moins 6.410 € net par mois en équivalent temps plein» ».
« «Leur rémunération moyenne atteignait 7.850 €, soit 4 fois plus que le salaire médian dans la fonction publique», souligne l'étude, qui pointe le fait que peu de contractuels sont concernés », note la journaliste.
Elle remarque : « Alors que d'aucuns imagineraient qu'ils se retrouvent surtout dans la fonction publique d'Etat, ce n'est pas le cas. Les hôpitaux concentrent 54% des 1% d'agents les mieux payés ».
« Il s'agit en grande partie de praticiens hospitaliers, dont 34% gagnent plus de 6.410 € net par mois et représentaient «plus de quatre salariés sur dix dans le dernier centile de rémunération» », précise la journaliste.
Leïla de Comarmond ajoute que « la fonction publique territoriale est sous-représentée. Avec 2.650 emplois seulement dans le dernier centile, elle n'en représente que 5%, contre quelque 40% pour l'Etat. Cette hiérarchie se retrouve quand on regarde le seuil de salaire délimitant le 1% d'agents les mieux payés, avec 7.560 € dans la fonction publique hospitalière, 4.580 € dans la fonction publique territoriale et, entre les deux, 6.370 € au sein de l'Etat ».
La journaliste relève que « ce dernier seuil recouvre cependant des réalités diverses. L'institut note ainsi une «forte concentration à Paris et la petite couronne où se situent les administrations centrales» (42% des plus hautes rémunérations pour seulement 16 % de l'emploi total) ».
Elle souligne par ailleurs que « les seuils énoncés pour les trois fonctions publiques sont tous inférieurs au privé, où le seuil de salaire délimitant les 1% des personnes les mieux payées se monte à 8.280 € net par mois en équivalent temps plein (chiffres 2015) ».
Leïla de Comarmond évoque enfin « une constante, dans un cas comme dans l'autre, c'est la sous-représentation des femmes dans les populations les mieux payées. Les statistiques sont édifiantes. Elles représentent les deux tiers des agents de la fonction publique mais seulement 45% des 10% les mieux payés et un tiers des 1% les mieux payés. C'est tout de même mieux que dans le secteur privé où les femmes ne sont que 17% des 1% les mieux payés ».

« Rester assis trop longtemps n'est pas bon pour la santé »
Posté le 26/01/2019 à 06:34

La Croix observe en effet : « Pour sa santé, il n'est pas conseillé de rester assis trop longtemps. Voilà un des constats de Santé publique France qui [...] a rendu publiques des recommandations sur l'alimentation, l'activité et la lutte contre la sédentarité. Cette agence recommande d'abord de pratiquer au moins 30 minutes d'activité physique par jour ».
Le journal publie un entretien avec le Pr François Carré, cardiologue, chef du service de médecine du sport du CHU de Rennes et membre du conseil scientifique de l'Observatoire national de l'activité physique et de la sédentarité (Onaps).
Le praticien rappelle que « la sédentarité, c'est le temps qu'on passe en restant assis. Et aujourd'hui, certaines études montrent qu'en restant dans cette position plus de 7 heures par jour, on prend des risques pour sa santé ».
Il précise que « ce chiffre de 7 heures ne fait pas encore totalement consensus car tous les travaux ne vont pas dans le même sens. Mais le message global est clair?: il faut éviter de passer trop de temps assis dans la journée sans bouger. C'est un message que les gens ont bien intégré quand ils voyagent en avion. Ils savent qu'il faut se lever régulièrement pour se dégourdir les jambes. Le risque de phlébite, dans ce cas, n'est pas lié à l'altitude mais au fait de rester assis longtemps ».
Le Pr Carré explique que « d'abord, le sang circule moins bien. Ensuite cela favorise l'accumulation de la mauvaise graisse et fait monter la glycémie (taux de sucre dans le sang - NDLR) et la tension artérielle ».
Le médecin souligne en outre : « On estime qu'en moyenne, [les Français] restent assis 7h30 en moyenne. Mais plus la moitié de la population est assise plus de 8h30. En fait, cela va très vite. Prenez le cas d'une personne qui fait une heure de voiture pour aller au travail et pour en revenir. À son bureau, elle reste assise 8 heures et le soir, chez elle, elle passe 2 heures devant la télé. Cela fait déjà 12 heures de position assise. On estime que pour compenser les méfaits d'une position assise prolongée, il faudrait faire non pas 30 minutes d'activité physique par jour, mais 75 minutes ».
Le Pr Carré conseille notamment de « se lever au moins toutes les 2 heures pour marcher un peu. Pour s'y aider, il y a quelques trucs. Par exemple, dans mon bureau, la poubelle est l'autre bout de la pièce. Ce qui m'oblige à me lever à chaque fois que je veux jeter quelque chose ».
« Sinon, il y a aussi des bureaux adaptables qui permettent de travailler debout. On voit aussi apparaître des « vélos-bureaux », qui permettent de pédaler en travaillant. [...] Prochainement, ces vélos-bureaux vont être expérimentés dans des écoles à Clermont-Ferrand », indique le cardiologue.
Le Monde titre pour sa part : « Rester assis tue : levez-vous et bougez ! ». Le journal souligne aussi que « rester assis trop longtemps est dangereux pour la santé. La sédentarité, définie comme une situation d'éveil caractérisée par une dépense énergétique égale ou inférieure à celle observée lors d'un repos assis ou allongé, a des effets délétères. C'est un facteur de risque de nombreuses maladies chroniques (cardiovasculaires, métaboliques, cancéreuses, psychiques...) ».
« Les méta-analyses montrent que le risque de mortalité chez les adultes augmente avec un temps sédentaire supérieur à 3 heures par jour, et de façon plus marquée lorsqu'il dépasse 7 heures par jour, et cela sans rapport avec le niveau d'activité physique », constate Le Monde.
Le quotidien explique notamment que « chaque 30 minutes de sédentarité remplacées par une activité physique d'intensité légère réduit votre risque de décès de 17%, et de 35% s'il s'agit d'une activité physique d'intensité modérée à vigoureuse. Il vaut mieux bouger et ne pas juste se lever. Car plus les mouvements sont intenses, plus ils sont protecteurs pour la santé ».

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