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  Actu / Revue de presse

 

« Rester assis trop longtemps n'est pas bon pour la santé »
Posté le 26/01/2019 à 06:34

La Croix observe en effet : « Pour sa santé, il n'est pas conseillé de rester assis trop longtemps. Voilà un des constats de Santé publique France qui [...] a rendu publiques des recommandations sur l'alimentation, l'activité et la lutte contre la sédentarité. Cette agence recommande d'abord de pratiquer au moins 30 minutes d'activité physique par jour ».
Le journal publie un entretien avec le Pr François Carré, cardiologue, chef du service de médecine du sport du CHU de Rennes et membre du conseil scientifique de l'Observatoire national de l'activité physique et de la sédentarité (Onaps).
Le praticien rappelle que « la sédentarité, c'est le temps qu'on passe en restant assis. Et aujourd'hui, certaines études montrent qu'en restant dans cette position plus de 7 heures par jour, on prend des risques pour sa santé ».
Il précise que « ce chiffre de 7 heures ne fait pas encore totalement consensus car tous les travaux ne vont pas dans le même sens. Mais le message global est clair?: il faut éviter de passer trop de temps assis dans la journée sans bouger. C'est un message que les gens ont bien intégré quand ils voyagent en avion. Ils savent qu'il faut se lever régulièrement pour se dégourdir les jambes. Le risque de phlébite, dans ce cas, n'est pas lié à l'altitude mais au fait de rester assis longtemps ».
Le Pr Carré explique que « d'abord, le sang circule moins bien. Ensuite cela favorise l'accumulation de la mauvaise graisse et fait monter la glycémie (taux de sucre dans le sang - NDLR) et la tension artérielle ».
Le médecin souligne en outre : « On estime qu'en moyenne, [les Français] restent assis 7h30 en moyenne. Mais plus la moitié de la population est assise plus de 8h30. En fait, cela va très vite. Prenez le cas d'une personne qui fait une heure de voiture pour aller au travail et pour en revenir. À son bureau, elle reste assise 8 heures et le soir, chez elle, elle passe 2 heures devant la télé. Cela fait déjà 12 heures de position assise. On estime que pour compenser les méfaits d'une position assise prolongée, il faudrait faire non pas 30 minutes d'activité physique par jour, mais 75 minutes ».
Le Pr Carré conseille notamment de « se lever au moins toutes les 2 heures pour marcher un peu. Pour s'y aider, il y a quelques trucs. Par exemple, dans mon bureau, la poubelle est l'autre bout de la pièce. Ce qui m'oblige à me lever à chaque fois que je veux jeter quelque chose ».
« Sinon, il y a aussi des bureaux adaptables qui permettent de travailler debout. On voit aussi apparaître des « vélos-bureaux », qui permettent de pédaler en travaillant. [...] Prochainement, ces vélos-bureaux vont être expérimentés dans des écoles à Clermont-Ferrand », indique le cardiologue.
Le Monde titre pour sa part : « Rester assis tue : levez-vous et bougez ! ». Le journal souligne aussi que « rester assis trop longtemps est dangereux pour la santé. La sédentarité, définie comme une situation d'éveil caractérisée par une dépense énergétique égale ou inférieure à celle observée lors d'un repos assis ou allongé, a des effets délétères. C'est un facteur de risque de nombreuses maladies chroniques (cardiovasculaires, métaboliques, cancéreuses, psychiques...) ».
« Les méta-analyses montrent que le risque de mortalité chez les adultes augmente avec un temps sédentaire supérieur à 3 heures par jour, et de façon plus marquée lorsqu'il dépasse 7 heures par jour, et cela sans rapport avec le niveau d'activité physique », constate Le Monde.
Le quotidien explique notamment que « chaque 30 minutes de sédentarité remplacées par une activité physique d'intensité légère réduit votre risque de décès de 17%, et de 35% s'il s'agit d'une activité physique d'intensité modérée à vigoureuse. Il vaut mieux bouger et ne pas juste se lever. Car plus les mouvements sont intenses, plus ils sont protecteurs pour la santé ».

JESFC : Facteurs de risque cardiovasculaire : quelle prévalence en France ?
Posté le 26/01/2019 à 06:23
La prévalence des facteurs de risque cardiovasculaire au sein de la population française est mal documentée et la remarque vaut autant pour les chiffres actuels que pour leur évolution récente. D'où l'intérêt de ces deux études nationales portant sur des adultes (18-74 ans), respectivement ENNS-2006 et Esteban-2015, qui permettent de dresser un constat critique. L'hypertension artérielle était définie par une pression artérielle > 140-90 mmHg et l'hypercholestérolémie par un LDL-chol > 1,6 g/L ou la prise d'un traitement anticholestérolémiant. En 2015, la prévalence de l'obésité et des surcharges pondérales a été estimée à 54 % chez les hommes et à 44 % chez les femmes. Les chiffres ont été les suivants pour les autres facteurs de risque : (1) tabagisme : 33 % et 25 % ; (2) diabète traité : 5,4 % et 1,3 % ; (3) hypertension artérielle : 36 % et 30 % ; (4) dyslipidémie significative (LDL-cholestérol > 1,60 g/l) : 25 % et 24 % ; (5) activité physique suffisante selon les critères de l'OMS : 53 % et 70 %.

Par rapport à 2010, dans le sexe masculin, les chiffres sont restés stables. Il en a été autrement dans le sexe féminin : (1) la prévalence du tabagisme et des surcharges pondérales (incluant l'obésité) a augmenté dans la tranche d'âge 40-54 ans ; (2) le niveau moyen de la PA systolique au-dessous de l'âge de 64 ans a augmenté ; (3) le niveau d'activité physique a diminué à tous les âges.

Dans les deux sexes, la prévalence de l'hypercholestérolémie a diminué (du fait d'une moindre proportion de patients traités par les statines), mais les taux plasmatiques moyens de LDL-C sont restés stables entre 2006 et 2015.

En bref, la prévalence des facteurs de risque cardiovasculaire reste élevée en 2015, mais stable dans le sexe masculin, alors que, dans le sexe féminin, l'évolution est plus défavorable.Olié V et coll. : Prevalence of cardiovascular risk factors in French adults in 2015 and time trends since 2006. 29e Journées Européennes de la Société Française de Cardiologie (JESFC) (Paris) : 16-19 janvier 2019.

Etre bercé améliore le sommeil et la mémoire
Posté le 26/01/2019 à 06:17
Dans les bras pour un bébé ou dans un hamac pour un adulte, le fait d'être bercé est bien connu pour faciliter l'endormissement. Une équipe suisse montre dans une étude chez l'homme et l'autre chez la souris, publiées dans « Current Biology », comment le bercement améliore le sommeil mais aussi la mémoire.

Les chercheurs de l'université de Lausanne, de l'université de Genève et de l'hôpital universitaire de Genève, avaient déjà montré par le passé qu'un balancement continu le temps d'une sieste de 45 minutes aide à s'endormir plus vite et pour un sommeil profond.

Un bercement lent en 4 secondes

Ici, l'équipe de Laurence Bayer et Aurore Perrault a étudié le sommeil durant trois nuits entières chez 18 adultes n'ayant aucun problème pour dormir : une première nuit pour s'habituer au lieu, une 2e pour dormir dans le lit berçant et une 3e dans un lit statique classique. Les participants étaient bercés de manière douce dans un lit spécial à un rythme de 0,25 Hz (soit 4 secondes pour un balancement aller-retour) avec un dénivelé de 10 cm.

Les scientifiques ont constaté que le bercement facilitait l'endormissement mais aussi améliorait la qualité du sommeil, davantage de sommeil profond et moins de micro-réveils. Les participants bercés la nuit se rappelaient davantage de paires de mots appris la veille au coucher.

Le rôle de l'oreille interne

À l'aide d'enregistrements EEG réalisés lors du sommeil, les chercheurs ont constaté que les bercements entraînent les oscillations lentes du sommeil profond, avec la co-occurence de fuseaux rapides, connue pour faciliter la plasticité corticale. Ces travaux mettent en avant une co-incidence temporelle entre la survenue des oscillations du sommeil (fuseaux, oscillations lentes) et la fréquence des bercements.

Chez la souris, l'équipe coordonnée par Konstantinos Kompotis montre le rôle joué par le système vestibulaire pour médier la stimulation rythmique. Dans l'expérience, les souris étaient bercées dans leurs cages à un rythme 4 fois plus élevé que chez l'homme. Les rongeurs dépourvus d'oreille interne fonctionnelle n'étaient sensibles à aucun des bienfaits du bercement, contrairement à leurs congénères ayant une oreille interne saine.

Pour les auteurs, ces deux études « offrent un nouvel éclairage sur les mécanismes neurophysiologiques de l'effet de la stimulation du bercement sur le sommeil ». Les chercheurs ont pour projet de préciser les structures profondes cérébrales impliquées dans le bercement. Ces résultats laissent espérer de nouvelles approches pour traiter les troubles du sommeil, notamment dans les troubles de l'humeur, mais aussi chez les sujets âgés qui présentent souvent un sommeil de moins bonne qualité et des troubles de mémoire.

« Pénurie de médicaments : un quart des Français concernés »
Posté le 19/01/2019 à 07:12

Le Parisien annonce en effet que selon un sondage BVA pour France Assos Santé, « fédération [...] qui regroupe 85 associations en santé, [...] un quart des Français ont déjà été confrontés à une pénurie d'un médicament (anticancéreux, antiallergiques, antiépileptique...) ou d'un vaccin (Pneumovax, pour les personnes en attente de greffe, BCG...) ». Alain-Michel Ceretti, son président, remarque que « cela a des conséquences directes sur leur santé ».
Le journal souligne ainsi que « 45% des personnes impactées ont dû reporter, modifier, renoncer à leur traitement. Résultat : une augmentation des symptômes dans 14% des cas, une hospitalisation dans 5% ».
Le quotidien s'interroge : « Mais d'où viennent ces ruptures ? A des travaux de rénovation d'une usine par-ci, à une délocalisation par-là. Mais pour France Assos Santé, «les industriels sont très largement responsables, du fait de leurs stratégies financières contestables !» En clair, des labos réduisent leur stock pour limiter les pertes et vendent le reste au plus offrant ».
Le Parisien observe que « de son côté, l'ANSM, le gendarme du médicament, met en place des procédures pour assurer des substitutions et invite chaque personne concernée à consulter son médecin. Mais cela ne suffit pas à colmater les brèches ».
Alain-Michel Ceretti déclare ainsi : « Que les pouvoirs publics fassent leur travail, avec une harmonisation des politiques à l'échelle européenne ». Il « demande une information «claire sur les plans de gestion des pénuries» et aussi des sanctions financières aux laboratoires qui ne respectent pas ces plans », continue le journal.
Le Parisien livre en outre le témoigne d'un « septuagénaire [de la Somme qui] a déposé plainte ». Le quotidien explique : « Christian Bochet ne compte plus les kilomètres qu'il doit faire pour trouver le médicament dont sa femme a besoin. [...] Line, qui souffre de la maladie de Parkinson, a dû faire face à des ruptures de stock de son traitement. Son mari [...] vient de déposer une plainte auprès de la Cour européenne des droits de l'Homme ».
Le journal évoque ainsi « la pénurie du Sinemet. Le traitement phare pris [...] par 45.000 patients en France, est en forte tension d'approvisionnement depuis que le laboratoire a suspendu sa production pour mettre son usine aux normes ».
Christian Bochet déclare notamment : « C'est insupportable. Je fais la tournée des pharmacies, jusqu'à 35 km à la ronde, pour en trouver. Il ne nous reste que 5 semaines de stock... Après, c'est le flou car Line ne supporte pas le Modopar, son substitut. Elle a essayé mais toutes ses constantes ont chuté ».
« Je fais valoir l'article 2, celui du droit à la vie et pointe l'atteinte aux droits fondamentaux d'accès aux soins », ajoute-t-il.
Le Parisien remarque que « l'ANSM, gendarme du médicament, a pourtant mis en place une procédure pour assurer aux malades de Parkinson une continuité des soins ». Christian Bochet note que « les alternatives ne marchent pas pour tout le monde. Mon combat est pour Line, et pour tous ces malades démunis ».

« Pénurie de médicaments : un quart des Français concernés »
Posté le 19/01/2019 à 07:12

Le Parisien annonce en effet que selon un sondage BVA pour France Assos Santé, « fédération [...] qui regroupe 85 associations en santé, [...] un quart des Français ont déjà été confrontés à une pénurie d'un médicament (anticancéreux, antiallergiques, antiépileptique...) ou d'un vaccin (Pneumovax, pour les personnes en attente de greffe, BCG...) ». Alain-Michel Ceretti, son président, remarque que « cela a des conséquences directes sur leur santé ».
Le journal souligne ainsi que « 45% des personnes impactées ont dû reporter, modifier, renoncer à leur traitement. Résultat : une augmentation des symptômes dans 14% des cas, une hospitalisation dans 5% ».
Le quotidien s'interroge : « Mais d'où viennent ces ruptures ? A des travaux de rénovation d'une usine par-ci, à une délocalisation par-là. Mais pour France Assos Santé, «les industriels sont très largement responsables, du fait de leurs stratégies financières contestables !» En clair, des labos réduisent leur stock pour limiter les pertes et vendent le reste au plus offrant ».
Le Parisien observe que « de son côté, l'ANSM, le gendarme du médicament, met en place des procédures pour assurer des substitutions et invite chaque personne concernée à consulter son médecin. Mais cela ne suffit pas à colmater les brèches ».
Alain-Michel Ceretti déclare ainsi : « Que les pouvoirs publics fassent leur travail, avec une harmonisation des politiques à l'échelle européenne ». Il « demande une information «claire sur les plans de gestion des pénuries» et aussi des sanctions financières aux laboratoires qui ne respectent pas ces plans », continue le journal.
Le Parisien livre en outre le témoigne d'un « septuagénaire [de la Somme qui] a déposé plainte ». Le quotidien explique : « Christian Bochet ne compte plus les kilomètres qu'il doit faire pour trouver le médicament dont sa femme a besoin. [...] Line, qui souffre de la maladie de Parkinson, a dû faire face à des ruptures de stock de son traitement. Son mari [...] vient de déposer une plainte auprès de la Cour européenne des droits de l'Homme ».
Le journal évoque ainsi « la pénurie du Sinemet. Le traitement phare pris [...] par 45.000 patients en France, est en forte tension d'approvisionnement depuis que le laboratoire a suspendu sa production pour mettre son usine aux normes ».
Christian Bochet déclare notamment : « C'est insupportable. Je fais la tournée des pharmacies, jusqu'à 35 km à la ronde, pour en trouver. Il ne nous reste que 5 semaines de stock... Après, c'est le flou car Line ne supporte pas le Modopar, son substitut. Elle a essayé mais toutes ses constantes ont chuté ».
« Je fais valoir l'article 2, celui du droit à la vie et pointe l'atteinte aux droits fondamentaux d'accès aux soins », ajoute-t-il.
Le Parisien remarque que « l'ANSM, gendarme du médicament, a pourtant mis en place une procédure pour assurer aux malades de Parkinson une continuité des soins ». Christian Bochet note que « les alternatives ne marchent pas pour tout le monde. Mon combat est pour Line, et pour tous ces malades démunis ».

Botox et migraine chronique
Posté le 19/01/2019 à 06:51
Une nouvelle analyse ayant examiné l'effet de la toxine botulique de type A pour réduire la fréquence des céphalées migraineuses a découvert que l'efficacité de la toxine n'est pas seulement supérieure à celle d'un placebo pour réduire les migraines, mais qu'elle pourrait également conduire à des améliorations de la qualité de vie, ce qui est une première.

Des chercheurs ont analysé les données de 17 études ayant inclus un total de 3 646 patients et comparé des patients recevant la toxine botulique et des patients recevant des injections de placebo dans les muscles de la tête et du cou comme traitement préventif de la migraine.

Ils ont identifié une réduction significative de la fréquence des migraines chroniques avec la toxine botulique à trois mois, avec une différence moyenne dans le changement de la fréquence des migraines par mois de -1,56 (IC à 95 % : -3,05 à -0,07 ; P = 0,04). Une tendance à une réduction de la fréquence des migraines épisodiques a également été constatée.

Une analyse secondaire a par ailleurs identifié une réduction significative de la fréquence des migraines chroniques avec la toxine botulique de type A à deux mois. Une amélioration significative a également été observée concernant la qualité de vie des patients à trois mois dans le groupe de la toxine botulique de type A (P < 0,00001).

Présentant les résultats dans la revue Plastic and Reconstructive Surgery, les auteurs ont conclu : « La toxine botulique de type A est un traitement sûr et bien toléré, qui devrait être proposé aux patients souffrant de migraine. »

Références Disclaimer
Bruloy E, Sinna R, Grolleau JL, Bout-Roumazeilles A, Berard E, Chaput B. Botulinum Toxin versus Placebo: A Meta-Analysis of Prophylactic Treatment for Migraine. Plast Reconstr Surg. 2019 Jan;143(1):239-250.

Manifeste pour le maintien au travail des salariés souffrant de sclérose en plaques
Posté le 18/11/2018 à 08:40
La motivation, les compétences et la capacité à mener une vie professionnelle ne sont pas forcément altérées par la sclérose en plaques (SEP). D'où l'importance de sensibiliser le monde de l'entreprise, les autorités et le grand public à une meilleure inclusion des salariés concernés par cette maladie chronique évolutive (MCE) et de leurs proches aidants. C'est l'objectif que s'est donné le collectif Travail&SEP qui vient de publier un manifeste avec 15 recommandations concrètes.

Ce tout nouveau collectif créé en 2017 et composé des associations APF France Handicap, de la Ligue française contre la sclérose en plaques (LFSEP), de l'UNISEP et du laboratoire Roche planche depuis avril 2018 sur le sujet.

Des avancées politiques récentes montrent que les choses sont en train de bouger dans la société pour les MCE, notamment dans le 3e plan santé au travail (2016-2020), la loi Travail 2016 (jours de congé pour les aidants familiaux) ou encore le projet de loi PACTE.

L'ignorance, premier frein à lever

« Inventer des parcours de maintien dans l'emploi et sécuriser le statut de proche aidant sont deux priorités », a indiqué en conférence Alain Rochon, président d'AFP France Handicap. Avant tout, il est déterminant de lutter contre la méconnaissance de la maladie dans la société, comme le révèle l'enquête nationale confiée en parallèle à l'institut Harris Interactive. Près de 75% des Français interrogés se disent mal informés sur la SEP et notamment de son impact sur le travail. C'est ainsi que les propositions du collectif concernent 4 grands thèmes, dont le premier est d'améliorer la connaissance de la SEP dans le monde de l'entreprise.

Par exemple, cela passe par la conception d'un programme de sensibilisation spécifique de l'ANACT*, un partenariat tripartite associations de patients/organisations patronales/ syndicats de salariés ou encore la mise en place d'un référent Handicap pour les entreprises de plus de 250 salariés.

Les trois autres visent à maintenir de la meilleure façon possible l'emploi pour les salariés et leurs proches aidants, notamment sur l'indemnisation de congé des proches aidants et la possibilité de prise multiple et fractionnée. Une plate-forme d'information transversale, travailetsep.voixdespatients.fr, a été créée pour soutenir le programme avec notamment des vidéos pédagogiques et des témoignages.

Surprotection contre-productive

La SEP est la 1re cause de handicap non traumatique chez l'adulte. « L'évolution de la SEP est aléatoire et imprévisible, a souligné le Pr Pierre Clavelou, neurologue au CHU de Clermont-Ferrand et doyen directeur de l'université de médecine de la ville. Avec l'amélioration de la prise en charge, le handicap moteur n'est plus prépondérant et certains symptômes tels que la fatigue, les douleurs et les difficultés cognitives ont pris de l'importance. Au début de la maladie, les patients sont confrontés au dilemme de dire ou ne pas dire qu'ils sont atteints. »

Est-il acceptable de devoir renoncer à ses aspirations professionnelles pour pouvoir bénéficier de ses droits à être accompagné?? Entre surprotection et mise sur le banc de touche, l'écueils après l'annonce de la maladie est réel de ne pas répondre à l'envie du salarié malade de travailler au mieux de ses capacités.

Changer de regard sur le handicap

Comme l'a expliqué Alain Rochon, il n'y a pas de solution toute faite et le maintien dans l'emploi passe par une réponse individualisée et du « sur-mesure ». Pour le Dr Pascal Douek, président de l'UNISEP et ayant lui-même vécu les choses en tant que dirigeant d'entreprise atteint de SEP, « médecin du travail, collègues, managers, professionnels de l'ANACT, l'ensemble des acteurs doivent être impliqués. On ne peut pas standardiser, la solution passe par la confrontation entre le salarié et son entreprise ».

Pour Dominique Baradat, directrice du projet « Travail &MCE » à l'ANACT, « ce n'est pas au collectif d'absorber ce que ne peut pas faire le salarié. L'organisation du travail ne peut pas se faire sous l'angle de la solidarité sur le long terme. C'est la situation de travail qui crée le handicap. Si l'entreprise fait l'effort de se questionner sur l'ensemble des situations de travail rencontrées par le salarié, cela réinjecte de la souplesse qui peut bénéficier à tous ».

Vers un mouvement social infirmier d'ampleur inédite
Posté le 28/10/2018 à 17:33
Paris, le lundi 22 octobre 2018 - En juillet, les syndicats représentatifs d'infirmiers libéraux claquaient avec fracas la porte des négociations avec la CNAM. L'annonce du plan santé par le Président de la république, jugé « medico-centré », a fini d'échauffer les esprits des libéraux et des hospitaliers. Ainsi, ce qui n'était jusqu'ici qu'une vague espérance est en train de prendre corps et ce 19 octobre pas moins de 13 organisations libérales et hospitalières ont lancé à un appel à la « mobilisation générale le mardi 20 novembre prochain » pour rappeler « énergiquement à nos décideurs qu'il n'y aura pas de transformation du système de santé sans reconnaissance et valorisation équitable des acteurs de première ligne ».
Reconnaître les compétences infirmières

En premier lieu, une fois encore, les infirmiers exhortent les pouvoirs publics à exploiter et reconnaître les compétences infirmières.

Les auteurs du communiqué estiment en effet que « la raréfaction de la ressource médicale à l'hôpital et la désertification médicale en ville auraient dû conduire le gouvernement à privilégier une meilleure reconnaissance des compétences des 660 000 infirmiers en réactualisant le décret d'actes et d'exercice de 2002 ». « Au lieu de cela le ministère rechigne à réaliser la réingénierie du diplôme des infirmiers de bloc opératoire diplômés d'état (IBODE) et des infirmiers puériculteurs diplômés d'état (IPDE) ».
Assistants médicaux : à l'encontre du besoin des citoyens

Les organisations signataires tirent également à boulets rouges sur la création « d'assistants médicaux » vue comme une véritable provocation. Selon les indications du Président de la République, ils pourront en effet « effectuer des actes médicaux simples ». Face à une telle perspective, les organisations d'infirmières s'interrogent « la profession infirmière doit-elle accepter comme solde de tout compte la création des infirmières en pratiques avancées (IPA) dont les prérogatives promises ont été rognées par le corps médical quand parallèlement le gouvernement s'emploie à servir sur un plateau aux médecins généralistes des "secrétaires sanitarisées" payées par la collectivité ? ».
Une politique incohérente

Les auteurs pointent également l'incohérence générale des politiques publiques. Ainsi, « la diminution des durées moyennes de séjours à l'hôpital prônée par nos tutelles et voulue dans le cadre du "virage ambulatoire" devrait amener les décideurs à mettre en adéquation la nomenclature des actes infirmiers remboursés par l'Assurance maladie avec les objectifs de ce "virage ambulatoire" et leurs réelles compétences. Bien que les infirmières libérales soient les dernières professionnelles de santé à se déplacer quotidiennement au domicile de leurs patients, qu'elles opèrent un maillage complet du territoire, leurs négociations conventionnelles avec l'Assurance maladie se heurtent à des fins de non recevoir sur la valorisation de mesures qui sont pourtant essentielles à la réussite de ce "virage ambulatoire" ».

Les organisations signataires demandent donc « instamment » au gouvernement de prévoir dans le PLFSS des mesures qui ne répondent pas aux seules préoccupations des médecins.

Frédéric Haroche

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